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L’entorse, un film romantique

29 octobre 2013  |   écrit par Philippe-Olivier Jasmin  |

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L’entorse est une histoire d’amour comme seuls les films romantiques peuvent nous livrer. Nos deux surfaces articulaires confortablement installées dans une relation stable tel un inséparable couple amoureux jusqu’à ce que le destin frappe, les éloignant. Comme dans tout bon scénario, elles se réconcilient dans un moment climatique d’émotions poignantes pour revenir ensemble avant la présentation du générique.

Seulement, dans le cas de l’entorse, le générique ne nous empêche aucunement d’admirer les dégâts causés par cette séparation et ne nous exempt point de ramasser les pots cassés.

Les mécanismes de l’entorse

Une entorse est une pathologie inflammatoire ligamentaire. Le tout commence par l’amplitude de l’articulation qui est forcée hors de sa fourchette jugée saine. Le ligament, soumis à une tension excessive, se retrouve étiré, voire déchiré. Par mécanisme de défense, la musculature se contracte ou produit de violents spasmes, afin de mitiger les dégâts aux ligaments et empêcher l’articulation de s’aventurer trop loin. Une intention honorable qui crée malheureusement presque autant de problèmes qu’elle n’en prévient.

L’entorse s’apparente énormément à la dislocation puisque les dommages touchent généralement les mêmes structures avec le même procédé. L’articulation peut se déboiter et ensuite revenir en place, contrairement à la dislocation où les surfaces articulaires demeurent séparées.

Une entorse au premier, deuxième ou troisième degré?

L’entorse est catégorisée en trois degrés, ceux-ci déterminent si le ligament est étiré (premier degré), partiellement déchiré (deuxième degré) ou complètement sectionné (troisième degré). En massothérapie, il est plutôt rare et inadéquat d’intervenir sur des cas de deuxième degré sévères ou de troisième degré puisqu’ils requièrent une chirurgie. Nous pouvons cependant accompagner le client dans sa rémission.

Notons qu’une foulure est synonyme d’une entorse au premier degré.

Les symptômes

Tout mouvement utilisant l’articulation lésée est évidemment pénible et, plus le ligament est déchiré, plus l’inflammation sera gonflée. La rupture laissera ensuite apparaitre un hématome.

Les causes

Ne cherchez pas anguille sous roche. Il n’y a qu’une cause : un trauma. Une entorse implique généralement une chute, un impact ou un accident.

 

 

Ce qu’on peut faire

Malheureusement, à moins de posséder un don magique pour recoudre des ligaments déchirés sans chirurgie, notre meilleure mise est de s’assurer que le processus de guérison effectue son travail en éliminant les tensions musculaires incommodantes et en garantissant une circulation non gênée par le processus inflammatoire. Comme un ligament ne possède pas la capacité de se contracter, nous ne pouvons pas tenter de le relâcher. Nous pouvons cependant le drainer pour faciliter son processus de guérison, seulement lorsque sa récupération est bien entamée.

Relâcher… Mais pas trop!

Un ligament amène passivement une stabilité à une articulation. S’il est lésé et ne peut accomplir son devoir, la musculature se contractera pour compenser en agissant comme « ligamenture active ». Détendre hâtivement la musculature avant que le ligament n’ait suffisamment guéri fragilisera l’articulation. La réponse ira habituellement vers davantage de contraction, des spasmes ou une récidive suivant un moment d’instabilité.

Et après? Renforcer, renforcer, renforcer…

Les ligaments sont souvent comparés à de vieux élastiques : si l’élongation est trop intense, ils garderont un certain relâchement. L’articulation demeurera malheureusement un point vulnérable. La renforcer lui assurera une stabilité adéquate et diminuera les risques que la musculature utilisée en compensation ne développe une pathologie suite au fardeau additionnel.

Soyez patients. Ne brusquez pas les choses. Le ligament est coincé entre les partenaires d’une histoire d’amour, et il est celui qui reçoit les coups. Il décidera du rythme d’évolution du soin et il sait ce qu’il doit faire pour guérir. Nous n’avons qu’à le soutenir et nous assurer que rien ne vienne gêner sa progression.

Bons soins!

Consultez la fiche professionnelle de Philippe-Olivier Jasmin

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Philippe-Olivier Jasmin

  Vous reconnaîtrez probablement Philippe-Olivier Jasmin comme un des collaborateurs qui écrit pour le blogue du RMPQ depuis son implantation. Non? Pas de problème! Peut-être comme l’orthothérapeute clinicien aguerri. Celui qui décortique l’anatomie, explore la biomécanique et déniche des tactiques et des approches cliniques efficaces pour ces confrères massothérapeutes? Ou encore, comme le collaborateur pour le blogue de l’AMS et le superviseur-coach d’orthothérapie à leur campus de Montréal? Ou probablement comme celui qui unit des formations de la Chine, de la Colombie-Britannique et des États-Unis à sa formation d’orthothérapeute pour attiser l’étincelle de l’excellence et inspirer ses collègues à être awesome? … … ... Quand il n’est pas en train de masser ou de promouvoir la reconnaissance de la massothérapie par l’éducation, P-O a le nez plongé dans un bouquin, su à exercer sa routine de rame, de callisthénie et de Tai Chi, ou relaxe paisiblement un café à la main. Alors qui est P-O? Un rêveur? Un perfectionniste? Un guerrier pacifiste zen? Pour le découvrir, mets ton casque et viens le rejoindre au front!

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