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Massothérapeute et travailleur autonome, pour qui?

21 septembre 2016  |   écrit par Le Réseau   |

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Faire carrière en massothérapie, c’est vouloir travailler dans le calme et faire du bien aux gens. Devenir son propre patron et gérer son horaire sont des aspects fort attirants du métier puisque de nombreux thérapeutes sont travailleurs autonomes. Si on a la passion pour le métier, comment savoir si on a l’étoffe pour devenir travailleur autonome?

Plusieurs thérapeutes sont des personnes qui ont pris la voie de la massothérapie parce que leur vie professionnelle se trouvait à un carrefour. Ce genre de changement doit s’opérer à l’intérieur d’une stratégie de couple et de famille, selon Julie Ménard, professeure en psychologie à l’Université du Québec à Montréal et psychologue du travail. La vie personnelle peut ajouter une pression sur le fait de travailler la fin de semaine, par exemple. Il ne faut donc pas mettre de côté notre entourage dans cette prise de décision, estime-t-elle.

« L’erreur, c’est de ne pas savoir dans quoi on s’embarque. La réalité doit être connue et réfléchie, renchérit Martine Lemonde, conseillère en orientation. Il faut éviter le choc de la découverte de la réalité, car le risque d’échouer est plus grand. » Elle propose donc de dresser le bilan de ses compétences et aptitudes avant de se lancer dans l’aventure du travail autonome.

Massothérapeute et travailleur autonome, pour qui? Réseau des massothérapeutes

Voici les questions à se poser :

• Est-on capable de vendre ses services?

C’est-à-dire d’identifier la clientèle qu’on veut atteindre et ses propres besoins, entre autres.

• Savez-vous comment gérer vos affaires?

On parle ici de toute la logistique entourant l’entreprise : location de bureau, promotion, facturation, etc.

• A-t-on le sens des affaires?

Selon Mme Lemonde, l’entrepreneuriat ne se développe pas. Tu as l’aptitude ou non. « Ça ne veut pas dire créer une clinique imposante avec plusieurs employés, signale-t-elle. Malgré tout, il faut être discipliné, organisé et proactif. Il faut démontrer un esprit d’entrepreneur. Il faut avoir la capacité de se donner un plan d’action et de poser les gestes pour le livrer, avec de l’aide ou non. »

• Savons-nous communiquer?

Par là, Mme Lemonde veut dire que si la timidité nous brime dans la promotion et l’offre de nos services, il sera difficile d’élargir et de fidéliser la clientèle.

• Est-on tolérant au risque?

Il ne faut pas se leurrer. Quand on se lance en affaires, on doit traverser une phase d’inconnu pendant les premiers mois, si ce n’est pas la première année. « Ceux qui réussissent ont souvent pris plus de risques en investissant pour mieux structurer leur entreprise, se créer une image de marque et un site Internet », illustre la conseillère en orientation.

La psychologue du travail, Julie Ménard, mentionne un autre point qui peut paraître banal, mais non négligeable : la capacité de décrocher du travail. « Pour un massothérapeute, il est facile de s’arrêter physiquement. On termine notre journée de travail et on s’en va. On passe à autre chose », fait-elle remarquer.

Peu importe le domaine, c’est au niveau de la recherche et du développement de la clientèle qu’il faut savoir prendre une pause. « Il faut faire une distinction entre le travail et la vie personnelle, souligne-t-elle. Il est essentiel de s’arrêter pour rester performant. Le travail fait appel à nos ressources. Si on ne les récupère pas, on va être en épuisement. Ça ne prend pas le même temps et les mêmes conditions pour tous, mais il est prouvé que c’est la finalité. »

Il faut donc se trouver des stratégies pour arrêter.

Se réserver des périodes de repos | Réseau des massothérapeutes

Se réserver des périodes de repos

Même s’il ne s’agit que de 15 minutes pour appeler un ami ou aller se promener dehors. Ça peut être un cours hebdomadaire de yoga auquel on ne déroge pas ou de réserver nos samedis pour la famille et les amis. Selon Mme Ménard, ce sont les activités physiques et sociales qui aident le plus à la récupération. « Il faut mettre en place des stratégies de segmentation à des moments et des lieux précis. Le problème pour le travailleur autonome, c’est que la période de repos sera aussi anxiogène parce que cela signifie ne pas avoir de revenus pendant cette période-là », fait-elle remarquer.

Selon elle, la première question à se poser avant de se lancer dans le travail autonome, c’est de reconnaître si l’on tolère l’ambiguïté ou non parce qu’on ne saura pas si on aura des clients, combien on en aura et de combien sera notre revenu mensuel. En revanche, il faut apprécier la liberté que ce statut nous procure. « Pour évaluer le potentiel de réussite pour le travail autonome, il faut donc regarder la valeur que l’on accorde à la liberté par rapport à la sécurité, sinon le stress sera trop grand pour la personne », soutient la psychologue.

Alors, posons-nous la question : liberté ou sécurité?

Josianne Haspeck
Journaliste indépendante et massothérapeute membre du Réseau

 

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