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Encadrement de la massothérapie : où en sommes-nous?

5 août 2018  |   écrit par Le Réseau   |

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Bien que le sujet soit un peu relégué en second plan depuis quelque temps, l’encadrement de la massothérapie est toujours d’actualité et fait en ce moment l’objet d’une demande d’avis officiel auprès de l’Office des professions du Québec (OPQ). Dans ce billet, nous vous proposons donc une mise à jour de la situation de l’encadrement de la massothérapie au Québec.

Encadrement de la massothérapie : où en sommes-nous? Blogue du Réseau

État de la situation en 2018

En février 2015, l’OPQ s’est vu confier le mandat d’émettre un avis officiel sur la nécessité d’encadrer la massothérapie par le système professionnel. Bien que l’avis officiel se fasse toujours attendre, l’ensemble des communications émises par l’OPQ indique que le système professionnel n’a pas à intervenir dans l’encadrement de la massothérapie.

La raison fondamentale est toujours la même. Notre profession ne correspond pas aux critères définis à l’article 25 du Code des professions du Québec. Principalement celui sur le risque de préjudices puisqu’il n’y a aucune situation qui permet de déterminer que la pratique du massage représente quelque préjudice sérieux pour le public.

C’est ce qu’ont répété à plusieurs occasions des porte-paroles de l’OPQ depuis qu’un avis leur a été demandé en 2015. Cette position est loin d’être nouvelle puisque l’OPQ s’était déjà prononcé dans un avis officiel sur l’innocuité du massage en 1992[1].

La dernière déclaration sur le sujet vient de la ministre de la Justice, Mme Stéphanie Vallée, qui a affirmé en avril 2018 lors de la Commission des institutions de l’Assemblée nationale : « La question est de déterminer si la massothérapie devrait être régie par l’Office des professions et si ceux et celles qui la pratiquent devraient obtenir un permis. J’ai moi-même saisi l’Office de la question en 2015. Les analyses sont toujours en cours. Mais les analyses préliminaires de l’Office ne permettaient pas de conclure qu’il y avait atteinte à la protection du public. »

Comme cette déclaration s’aligne sur la position prise par l’OPQ et qui tient depuis plus de 25 ans, il nous semble tout à fait improbable que la fin des travaux entraîne l’Office à changer de position face à notre profession.

L’intérêt de mieux s’encadrer - Blogue du Réseau des massothérapeutes

L’intérêt de mieux s’encadrer

Les principaux acteurs qui œuvrent dans le milieu de la massothérapie au Québec sont en faveur d’un meilleur encadrement. Bien que la profession soit loin de faire face à une crise, les massothérapeutes, tout comme leurs clients, auraient intérêt à ce que l’industrie se professionnalise davantage. Cela passe par quatre dimensions essentielles à tout encadrement de qualité qui sont à la base de l’ensemble des professions reconnues au Québec :

  1. Établir un corpus de compétences requises pour exercer à l’intérieur du champ d’activité préalablement défini;
  2. Disposer de mécanismes éprouvés et en place pour évaluer ces compétences, les équivalences de compétence et les formations à compléter lorsque nécessaire ainsi que déterminer les orientations et matières en formation continue;
  3. Mettre en place des moyens adéquats de contrôle de qualité, notamment par un processus et des modalités d’inspections professionnelles régulières auprès des massothérapeutes et des écoles accréditées;
  4. Établir des normes et un cadre disciplinaire pour l’examen et le traitement des plaintes et manquements ne relevant pas directement des tribunaux.

Démarches de l’Association

Le Réseau communique avec l’OPQ sur une base régulière afin de prendre connaissance de l’avancement des travaux et faire valoir certains points de vue lorsque nécessaire. Représentant près de la moitié des massothérapeutes de la province, nous offrons notre entière collaboration à l’OPQ dans ses travaux. Toutefois, comme nous ne croyons pas que l’évolution de la massothérapie se fera par l’entremise du système professionnelle, l’Association travaille déjà au développement de solutions alternatives.

Nous avons déjà déjà mis en place les structures qui permettent d’encadrer les quatre dimensions ci-dessus, mais aucune mesure coercitive ne force l’ensemble des acteurs à faire de même.

L’Association croit fermement que les compagnies d’assurance ont un rôle clé à jouer dans l’amélioration de la pratique de la massothérapie. C’est ce que nous avons fait valoir lorsque l’Association a été invitée à présenter une conférence au congrès de l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes (ACCAP), qui représente la majorité des assureurs canadiens. Lors de cet évènement majeur, le Réseau a notamment présenté aux assureurs les mesures qu’il a mises en place pour mieux encadrer la massothérapie au Québec. Des idées novatrices allant en ce sens ont également été démontrées dans le but d’entamer une réflexion commune.

L’objectif est que tous les acteurs qui opèrent dans le milieu de la massothérapie le fassent de façon responsable et professionnelle en fonction de règles de base préétablies qui permettront à notre profession d’évoluer encore davantage. C’est uniquement de cette façon que nous pouvons faire en sorte que tous les clients qui consultent en massothérapie bénéficient d’une expérience professionnelle.

[1] https://www.opq.gouv.qc.ca/fileadmin/documents/Publications/Avis/avismedecinesdouces.pdf

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